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32. Edme-Adolphe Fontaine

Noisy-le-Grand 1814 – 1883 Versailles

Étude pour le portrait d’Isidore Dagnan peignant en plein air

Edme-Adolphe Fontaine se forme auprès de Léon Cogniet (1794-1880) (voir cat. nos 13 et 14) à l’École des Beaux-Arts dès 1838 puis travaille avec ce dernier aux grands décors de l’église de la Madeleine. Il expose régulièrement au Salon et enseigne le dessin à l’école de Saint-Cyr à partir de 1845. Peintre de portraits, de sujets historiques et militaires et de vues d’intérieurs, l’artiste se révèle aussi un paysagiste talentueux, tout comme son maître. Notre petite toile, rareté au sein de son corpus, documente de façon savoureuse la pratique de la peinture de paysage en plein air, alors portée par les artistes de l’école de Barbizon. Isidore Dagnan (1794-1873), ici portraituré, comptait ainsi parmi les premiers clients de l’auberge Ganne à Barbizon, où logeaient notamment Claude-Félix-Théodore Caruelle d’Aligny (1798-1870), Paul Huet (1803-1869), François-Louis Français (1814-1987) puis plus tard Camille Corot (1796-1875), autres artistes particulièrement bien représentés dans la collection de dessins et de peintures de la Fondation Custodia. Fontaine a donc accompagné Dagnan lors d’une excursion sur le motif, mais a choisi de prendre pour sujet son camarade plutôt que le panorama qu’il avait sous les yeux.

Sur une toile (voir cat. n° 33) uniquement recouverte d’un léger apprêt, il a fixé en quelques coups de pinceau les traits et l’attitude du peintre au chapeau, élégant dans sa redingote, assis sur son tabouret pliant. La palette réduite de verts et gris, que l’artiste applique en frottis, est éclairée par des touches de jaune et d’ocre. Le contraste est séduisant entre le traitement très suggestif du paysage arboré – effet souligné encore par le pourtour laissé en réserve – et l’attention portée au visage du peintre. Une feuille d’études (voir cat. n° 32), également acquise par la Fondation Custodia, montre que Fontaine a particulièrement soigné ce détail : Dagnan y est saisi dans trois attitudes différentes, la tête plus ou moins penchée vers l’avant, l’ombre du chapeau masquant progressivement ses yeux et le reste de sa physionomie. L’étude en haut de la feuille, la plus aboutie, est celle que retient l’artiste dans sa composition peinte. Ces croquis d’après nature, ainsi que le tracé sous-jacent du chevalet sur la toile – qui trahit un repentir de l’artiste – révèlent donc que ce petit portrait spontané a nécessité une certaine préparation. Toutefois, son caractère inachevé et l’inscription amicale qui l’accompagne en font une œuvre intime, que Fontaine a gardé dans son atelier, sans projeter semble-t-il de la développer en une composition plus ambitieuse. C’est sans doute également ainsi qu’il faut envisager un autre de ses dessins, représentant son épouse Marie Fontaine (1816-1877), elle aussi artiste, travaillant en plein air entourée de curieux1.

Parmi les genres particulièrement chers à Frits Lugt figuraient le paysage et les représentations d’artistes au travail, sous forme de portraits ou d’autoportraits. Ce charmant tableau d’Edme-Adolphe Fontaine, dépeignant un peintre à son chevalet dans un paysage, réunit donc ces deux mondes. MNG

1Vente, Paris (Drouot-Richelieu), 18 avril 2016, n° 131, repr. (pierre noire, rehauts de gouache blanche, sur papier brun ; dimensions non renseignées).