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42. Claude Jean Baptiste Hoin

Dijon 1750 – 1817 Dijon

Autoportrait, 1803

Claude Jean Baptiste Hoin se distingue très tôt pour ses talents de dessinateur. Élève de François Devosge (1732-1811) – qui fut le maître de Pierre Paul Prud’hon (1758-1823) –, puis recommandé par son compatriote bourguignon Jean-Baptiste Greuze (1725-1805), il s’installe à Paris et devient professeur de dessin à l’École Militaire en 1778-1779. Il n’intégra jamais l’Académie Royale mais fut reçu dans plusieurs académies de province, avant de rentrer à Dijon où il devient conservateur du musée de la ville. C’est sans doute grâce à Edmond de Goncourt (1822-1896) que Hoin a pu regagner la place qui est aujourd’hui la sienne dans l’art français ; celle d’un talentueux petit maître avec lequel il faut compter.

En 2004, la Fondation Custodia acquérait un premier dessin de sa main, une Vue du Bois de Boulogne1, datée vers 1779, que Hoin a dessinée lors de ses promenades dans les environs de Paris. Notre élégant autoportrait, qui a rejoint ses collections en 2011, fut réalisé une année après le retour de Hoin dans sa ville natale. Exécuté à la plume, avec deux tons d’encre grise, et de discrets rehauts de gouache blanche – le reflet dans les yeux, sur le nez, sur la lèvre inférieure et la cravate –, il est l’œuvre d’un dessinateur en pleine possession de ses moyens graphiques. Le modelé du visage est construit par un jeu de pointillés et de hachures courtes, traitement que Hoin réserve également au fond. La chevelure et le costume sont décrits par des hachures plus longues, parallèles ou croisées. Le travail dense de la plume, la variété des nuances de gris obtenues, évoquent ici autant l’art du miniaturiste que du graveur2. Ainsi que le notait Nicolas Schwed, cette technique, qui est aussi commune à certains des premiers dessins de Prud’hon3, lui fut peut-être transmise par Devosge. Plus coutumier du pastel, Hoin démontre ici sa facilité à transposer dans une technique monochrome les variations tonales les plus subtiles.

L’autoportrait est un genre qui traverse tout l’œuvre de l’artiste, le plus souvent, comme c’est le cas ici, selon la formule canonique du portrait de trois-quarts dans un médaillon. Le cadrage resserré, ainsi que le soin apporté au modelé, confèrent à ces œuvres une présence plastique et une vivacité remarquables, caractéristiques qui s’appliquent tout particulièrement aux autoportraits de la maturité4. MNG

1Inv. 2004-T.12 (pierre noire et craie blanche, estompe, sur papier bleu ; 255 × 307 mm).

2En 1786, l’artiste réalisa en effet un portrait gravé de son père Jean Jacques Louis Hoin, chirurgien à Dijon, mort en 1772. Un exemplaire est conservé dans les collections de l’Académie nationale de médecine de Paris, BIU Santé, inv. anmpx18x1632 (gravure au burin ; dimensions non renseignées) ; http://www.biusante.parisdescartes.fr/histmed/image?anmpx18x1632.

3Sylvain Laveissière, Prud’hon ou le rêve du bonheur, cat. exp., Paris, Galeries nationales du Grand-Palais, 1997, notamment nos 16-21, 47, 62, 73.

4Notamment deux autoportraits de datation proche de notre dessin (respectivement 1806 et 1804), conservés au Musée des Beaux-Arts de Dijon, inv. CA 319 (pastel ; 540 × 460 mm) et G 32 (pastel ; 560 × 450 mm) ; Neil Jeffares, Dictionary of Pastellists before 1800 (édition en ligne, mise à jour le 28/03/2017), nos J.4.113 et J.4.12 ; http://www.pastellists.com/Articles/Hoin.pdf.