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4. Jan de Bisschop

Amsterdam 1628 – 1671 La Haye

Vue d’Amersfoort

Frits Lugt affectionnait particulièrement les dessins soigneusement rehaussés de lavis, que produisit l’avocat et dessinateur amateur Jan de Bisschop, connu également sous son nom latinisé, Johannes Episcopius. Au fil des aneées, il a collectionné plus de trente dessins de sa main, dont le Paysage avec l’église de San Giorgio à Rome, qui fut même l’une de ses toutes premières acquisitions1. Notre feuille, tracée à la plume et au pinceau avec des touches rapides et enlevées, est assurément l’œuvre la plus spontanée et expérimentale de Bisschop conservée par la Fondation Custodia. Contrairement à la plupart de ses dessins, elle ne présente pas d’esquisse préliminaire à la pierre noire. L’artiste semble avoir posé le lavis au hasard, créant ainsi une image qui touche à l’abstraction.

L’inscription autographe au verso permet d’identifier la ville d’Amersfoort, vue du sud-ouest. Au centre et perçant l’horizon bas, on voit la tour de l’église de Notre-Dame (Onze-Lieve-Vrouwekerk), connue aussi sous le nom de Lange Jan (« Jan le Grand »). Haut de 98 mètres, l’édifice – la troisième plus haute tour des Pays-Bas – s’élance au-dessus de la ville. L’église a été détruite en 1787 par l’explosion de la poudrière qui y avait été installée, mais le Lange Jan fut épargné et se dresse encore de nos jours dans le paysage. On aperçoit à gauche une seconde tour, sans doute celle de l’église Saint-Georges (Sint-Joriskerk). D’autres bâtiments moins élevés de la ville étaient masqués par l’Amersfoortse Berg depuis le point de vue adopté par de Bisschop. Cette colline, ondulant de droite à gauche sur la feuille, fait partie de l’Utrechtse Heuvelrug, une crête de dunes basses qui traverse du sud-est au nord-ouest les provinces d’Utrecht et de la Hollande du Nord.

Jan de Bisschop a produit toute sa vie des dessins du paysage hollandais, surtout de Leyde et de La Haye – où il s’établit en 1652/53 – et de leurs alentours. Il a également dessiné des vues d’Italie avec des ruines et des monuments antiques, sans être probablement jamais allé dans la péninsule2. La maîtrise avec laquelle Bisschop rend la lumière et l’atmosphère avec son pinceau est remarquable et fort proche de celle que l’on observe dans les dessins de l’artiste italianisant Bartholomeus Breenbergh (1598-1657), avec lequel Bisschop avait sans doute étudié à Amsterdam. Un grand nombre de ses paysages, dont notre Vue d’Amersfoort, ont été dessinés sur des feuilles mesurant environ 90 × 150 mm. Selon Renske Jellema et Michiel Plomp, l’artiste se servait sans doute de petits carnets de croquis de ces dimensions lors des voyages qu’il faisait pour dessiner dans la campagne hollandaise3. Certaines de ces esquisses d’après nature sont datées entre 1648 et 1660, mais Bisschop a sans doute continué de dessiner des paysages jusqu’à son décès prématuré de la tuberculose en 16714. On peut dater la Vue d’Amersfoort assez tardivement dans sa carrière, à l’époque où l’artiste se servait principalement de la plume et du pinceau, ayant entièrement renoncé à l’usage de la pierre noire5. MR

1Paris, Fondation Custodia, inv. XIII (plume et encre brune, rehauts de lavis brun ; 121 × 207 mm) ; ce dessin fut acheté par Frits Lugt vers 1910.

2Peter Schatborn, Drawn to Warmth : 17th-century Dutch artists in Italy, cat. exp., Amsterdam, Rijksmuseum, 2001, p. 197-199.

3Renske E. Jellema et Michiel Plomp, Episcopius. Jan de Bisschop (1628-1671), advocaat en tekenaar, cat. exp., Amsterdam, Museum Het Rembrandthuis, 1992, p. 22-23.

4Ibid., p. 23.

5Amsterdam 2001, op. cit. (note 2), p. 198.