148. François-Marius Granet, attribué à

(Aix-en-Provence 1775 – 1849 Aix-en-Provence)

Une cour en Italie, vers 1820

Une aquarelle figurant le même lieu, signée de Granet et passée récemment sur le marché de l’art, a permis d’attribuer cette vue à cet artiste1. La présence des moines qui peuplent l’aquarelle laisse penser que la scène se déroule dans un monastère. Surnommé « le moine » par ses amis, Granet avait une prédilection particulière pour les édifices religieux qui occupent une place centrale dans son œuvre. Après s’être installé à Paris en 1796, il vécut quelques temps dans une cellule du couvent des Capucins, alors désaffecté, avec Ingres et Girodet. Les premières peintures qu’il présenta au Salon montraient des intérieurs du cloître parisien. Granet vécut en Italie de 1802 à 1824 et, tout au long de ces deux décennies, son intérêt pour les thèmes d’inspiration monastique ne se démentit pas, traduit dans de spectaculaires clair-obscurs et de complexes perspectives sur des intérieurs voûtés. Cette étude à l’huile sur papier représente une cour italienne au bout d’un passage sous un arc. L’artiste nous laisse entrevoir un ciel bleu terne, et les taches de mousse verte le long des murs trahissent l’humidité et le délabrement du lieu.