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Léon Bonvin (1834-1866). Une poésie du réel

du 13 juin au 13 septembre 2020

Après l’enthousiasme suscité par la redécouverte du peintre de paysages Georges Michel (1763-1843) en 2018, la Fondation Custodia poursuit son exploration de l’art français du XIXe siècle. Elle publiera en 2020 le catalogue de l’ensemble des œuvres – dont beaucoup sont inédites – de Léon Bonvin et lui consacrera une exposition, quarante ans après l’unique rétrospective qui lui fut dédiée outre-Atlantique.

Léon Bonvin, Nature morte à la grenade, 1864
Plume et encre brune, aquarelle sur un tracé au graphite, rehauts de gomme arabique. – 245 × 187 mm
Baltimore, The Walters Art Museum, inv. 37.1664

Moins connu que son demi-frère François – une figure emblématique de l’art réaliste en France –, Léon Bonvin fut contraint de reprendre l’auberge paternelle à Vaugirard et mit fin à ses jours à l’âge de 31 ans. Malgré son destin tragique et la faible reconnaissance dont il jouit de son vivant, il n’abandonna jamais sa passion pour l’art. Dessinateur et aquarelliste de talent, il puisa ses motifs dans son univers immédiat : intérieurs et scènes de l’auberge, natures mortes de cuisine, bouquets de fleurs des champs, paysages de la plaine encore rurale de Vaugirard. L’honnêteté avec laquelle il décrivit la réalité de son quotidien n’induit cependant aucun pathos, et elle mène à une poésie singulière.

L’exposition de la Fondation Custodia sera une occasion unique de découvrir les œuvres de Léon Bonvin, qui sont aujourd’hui dispersées dans de prestigieuses collections privées ou publiques à travers le monde. Près de la moitié est issue de l’important fonds du Walters Art Museum de Baltimore, constitué du vivant de l’artiste par le collectionneur William T. Walters. De nombreuses autres feuilles feront aussi le voyage depuis les États-Unis où Bonvin est très apprécié. D’autres encore seront tirées des collections de la Fondation Custodia, mais également des institutions et des amateurs parisiens, plus proches de nous.